Encore le ball-trap...

EXPOSÉ SUR LE THÈME DU BALL-TRAP EN GÉNÉRAL ET DU BTMQ EN PARTICULIER

Cette allocution présentée lors du Forum des Associations montluçonnaises 2017, par le trésorier du BTMQ, est largement inspirée par la réflexion collective des membres de l’association…

LE BALL-TRAP en général

Historique :

1793 (18ième siècle) nous disposons d’un premier témoignage de tir sur oiseaux vivants (pigeons), en Angleterre ; les oiseaux étaient libérés de leur cache, un chapeau haut de forme, en tirant sur une ficelle (d’où l’origine du mot pull utilisé pour commander le départ du plateau, « pull » signifiant tirer dans le sens de tirer sur la ficelle… alors que le tir au moyen de l’arme se serait traduit par le mot « shoot » ). En Angleterre le tir aux pigeons est nommé Sporting.

1831, aux USA, à Cincinnati plus précisément (Cincinnati est une ville de l’Ohio, région du Midwest au sud des Grands Lacs dans l’est américain) nous découvrons les premières ébauches d’élaboration de l’organisation et de la réglementation de ce qui deviendra peu à peu une discipline sportive : le Trap Shooting.
Fin du XIXième siècle, les oiseaux sont remplacés progressivement par des cibles artificielles, notamment plusieurs variantes de boules de verre lancées en l’air à la main (on voit bien qu’on n’est pas encore dans le cadre d’une discipline sportive mais plutôt dans celui d’un jeu d’exhibition, parfois les boules de verre sont parfois remplies de plumes !).

1877, Adam Bogardus met au point la première catapulte pour lancer les boules de verre.

1880, on découvre le premier oiseau d’argile utilisé comme cible dans l’exercice du Trap Shooting ; la forme « oiseau » évoluera, pour des raisons pratiques tenant à l’efficacité du lancer, vers la forme « plateau ».

1900, à Cincinnati on organise le premier grand concours de Trap Shooting.

Dans les années 20 (1920) les américains conçoivent un jeu de tir qui se déroule dans un cercle rappelant la configuration d’une horloge avec le départ de la cible du point 12 (heures), puis des deux points 12 et 6. Ce jeu sera baptisé « skeet ( du mot scandinave skyte qui signifie « tirer »).

1927, le premier championnat d’Open Sporting est organisé à Londres. (L’Open Sporting est le cousin anglais du Trap Shooting américain qui sont les ancêtres du ball-trap).

1927, en France Emile Laporte invente le premier lanceur à main de plateaux d’argile et cette invention va très vite faire le tour du monde ! Emile Laporte est le fondateur de l’entreprise Laporte, fabricant de plateaux et de lanceurs de ball-trap implantée aujourd’hui dans le monde entier.

Au cours du XXième siècle la Fédération Française de Tir (FFT) verra le jour suite à la fusion de précédentes fédérations ; puis en 1985 émanera de la FFT une nouvelle fédération, la Fédération Française de Ball-Trap (FFBT).

Définition :

Le ball-trap peut être défini comme une pratique sportive consistant au tir de cibles mouvantes, à l’aide d’un fusil à canons lisses type fusil de chasse, en utilisant des cartouches à grenaille de faible diamètre (plomb n° 7,5 ou 8 en général).

Un mot sur le calibre des fusils qui est correspond au nombre de sphères du diamètre du canon qu’il serait possible de réaliser avec une livre de plomb (453,6g). Dans ce même volume on voit donc que si l’on peut fabriquer 12 sphères, elles seront logiquement plus grosses que si l’on en conçoit 16, 20, etc…

Précision : le mot fusil désignait à l’origine une pièce métallique de l’arquebuse qui frappait une pierre de silex pour produire des étincelles. Ce mot fusil a par la suite été retenu pour désigner l’arme elle-même, dont les « ancêtres » sont la couleuvrine, l’arquebuse ou le mousquet…

En conclusion, on peut penser que l’évolution des caractéristiques du fusil et donc son perfectionnement, a permis l’évolution du tir et du ball-trap en particulier qui, peu à peu, a pu laisser pressentir à des commerçants ou industriels ambitieux tout l’intérêt qu’ils pourraient retirer de la conception d’un sport nouveau basé sur l’adresse à atteindre des cibles en mouvement.

Les cibles :

Les cibles actuelles sont donc des plateaux dits d’argile, en réalité formés de filler calcaire (poussière de roche calcaire) et d’un liant, le brai de pétrole (résidu de raffinerie du pétrole). Il existe également des plateaux en résine (qui dit résine dit polymère, macromolécule…). On recherche à créer des plateaux biodégradables au meilleur prix…

Les plateaux admettent un diamètre de 11 cm pour un poids qui doit être inférieur à 110g.

Les disciplines du ball-trap :

Les trois disciplines olympiques : fosse olympique (FO), double trap (DT) et skeet olympique (SO) sont gérées par la FFT. La FFT gère également l’école de tir (EDT) réservée aux benjamins, minimes et cadets.

Les autres disciplines de tir sont gérées par la FFBT. Ce sont la fosse universelle (FU), la fosse euro DTL (DTL), le compak sporting (SC), le parcours de chasse (PC), le tir aux hélices (TH), le tir au sanglier courant (SC) et depuis 2017 le Trap One.

Qualités du tireur de ball-trap :

Citons un chasseur et tireur de légende, Lord de Grey, second marquis de Ripon (1867 – 1923) : 

« … Devenir un tireur de classe exige la conjugaison de deux conditions fondamentalement opposées : une tension nerveuse qui vous tient toujours en alerte et une « tête froide » qui vous permet de tirer sans impétuosité ni hâte excessive. Cette conjugaison est naturellement assez rare… » et il continue « … le swing est un des secrets du tir des Grands Fusils… »

Il est évident que chaque élève tireur sera différent du fait de sa propre personnalité, mais les conseils du Lord de Grey gardent toute leur pertinence aujourd’hui.

Par ailleurs, il est toujours bon de préciser que pour pouvoir tirer au ball-trap, il faut être détenteur d’une licence de tir. Les demandes de licence se font auprès de la FFT ou de la FFBT par l’intermédiaire d’un club de ball-trap. Lors de la première demande de licence il faut produire une copie de sa carte d’identité, un justificatif de domicile et un certificat médical attestant que le demandeur ne présente aucune contre indication à la pratique du ball-trap.

 

Le Ball Trap Montluçon Quinssaines : BTMQ

L’association existe depuis 1948. D’abord baptisée Ball Trap Montluçonnais, puis Ball Trap Monluçon Quinssaines, elle a fait ses débuts dans le quartier Saint-Jean à Montluçon, puis a déménagé à Quinssaines trois ans plus tard c'est-à-dire en 1951.

Il est rappelé que le BTMQ est une association Loi 1901, donc à but non lucratif et à caractère bénévole.

Le BTMQ a pour vocation de promouvoir la pratique sportive du ball-trap en mettant à disposition des tireurs des infrastructures de qualité et en organisant des rencontres sportives.

Le BTMQ est ouvert toute l’année (interruption de 3 semaines en septembre / octobre) les mercredis et samedis après-midi de 14H à 18H, également les lundis après-midi de fin avril à fin juin donc en période de concours.

Le BTMQ est affilié à la FFBT.

Le club dispose de 4 FU, 2 des fosses peuvent être utilisées en DTL, 2 compak sporting dont 1 en sous-bois, 2 parcours de chasse.

Le BTMQ est le stand de ball-trap le plus important d’Auvergne.

En sus de l’ouverture du club aux  entraînements, le BTMQ organise et reçoit régulièrement des compétitions départementales, régionales et même nationales avec le concours de la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail).

Le BTMQ compte 95 licenciés en 2017.

Depuis 2014 le club dispose d’un site internet : www.balltrapquinssaines.com

Le BTMQ est dirigé par un bureau de 7 membres : le Président Jean-Luc WEBER, le secrétaire Eric BRAUD, le trésorier Jean-Marc DÉTÉ,  Christophe BLOIS, Jacques DÉTÉ, Louis MARCHAND, Michel NOGIEC, et son Président d’honneur : Jean LOBRYEAU.