Réflexion sur le ball-trap

Le ball-trap est un sport avant tout, il a son histoire, sa déontologie, toutes caractéristiques qui font ce qu'il est...

  • Délire d'angle

    Si l'on m'avait parlé de ça...

    Je devais suivre ma scolarité au collège d'Huriel, il y a longtemps, longtemps.

    Je pense que j'étais un élève moyen, pas bête, mais moyen à cause de la mathématique !

    Les autres matières, ça allait, j'ai toujours eu un faible pour le français... mais la mathématique : dur, dur. Cette matière était, pour moi, une drôle de discipline que j'avais un mal fou à me représenter dans la vie concrète. Compter ça allait, même bien, mais quand on en est arrivé à parler trigonométrie !!!

    Vous souriez ! Regardez donc ce qui suit :

    290px unit circle angles color svg

    Ça m'en bouche toujours un coin !

    Mais il y avait aussi :

    220px cercle trace sinus cosinus anim

    C'est beau, non ? je dirais même magique !

    Alors, lorsque la science, même mathématique, rejoint la poésie, je me laisse aller à considérer ce mot "trigonométrie" comme (presque) doux à l'oreille... Trigonométrie qui rime avec magie...

     

    Bon, mais parlons plus concrètement de fosse universelle et de la tangente d'un angle dans un triangle rectangle.

    L'appareil de lancé du plateau est positionné dans sa fosse universelle. Le plateau lancé devra atteindre une certaine hauteur à 10 mètres du lanceur. On a donc bien un triangle rectangle avec un de ses angles (celui qui a pour sommet le point de lancement, pour côté opposé une mesure de 1,5m, ou 2m, ou 2,5m, ou 3m, ou 3,5m (suivant les grilles de FU), et un côté adjacent d'une mesure de 10 mètres). Le rapport du côté opposé sur le côté adjacent définit la tangente de l'angle. Et quand on a la mesure de la tangente on trouve facilement (avec la calculette) la mesure de son angle, et ça donne :

    hauteur du plateau à 10 mètres

    Tangente : côté opposé / côté adjacent (10)

    mesure de l'angle en degrés

    1,5 m

    0,15

    8,53°

    2 m

    0,2

    11,3°

    2,5 m

    0,25

    14,03°

    3 m

    0,3

    16,69

    3,5 m

    0,35

    19,29°

     

    Voilà la réponse à l'énigme de l'angle de lancement des plateaux. Bien sûr, les appareils de lancement n'étant pas munis d'un système mécanique de calcul de ces angles, il convient de trouver (ou de fabriquer) un système qui permette de les apprécier...

     

    Bon, assez tergiversé sur la trigonométrie qui est une belle science tout de même.

    Et surtout n'oubliez pas que si la mathématique a ses mystères et sa splendeur, la poésie a le charme des survivances et l'harmonie de l'espérance.

  • Encore le ball-trap...

    EXPOSÉ SUR LE THÈME DU BALL-TRAP EN GÉNÉRAL ET DU BTMQ EN PARTICULIER

    Cette allocution présentée lors du Forum des Associations montluçonnaises 2017, par le trésorier du BTMQ, est largement inspirée par la réflexion collective des membres de l’association…

    LE BALL-TRAP en général

    Historique :

    1793 (18ième siècle) nous disposons d’un premier témoignage de tir sur oiseaux vivants (pigeons), en Angleterre ; les oiseaux étaient libérés de leur cache, un chapeau haut de forme, en tirant sur une ficelle (d’où l’origine du mot pull utilisé pour commander le départ du plateau, « pull » signifiant tirer dans le sens de tirer sur la ficelle… alors que le tir au moyen de l’arme se serait traduit par le mot « shoot » ). En Angleterre le tir aux pigeons est nommé Sporting.

    1831, aux USA, à Cincinnati plus précisément (Cincinnati est une ville de l’Ohio, région du Midwest au sud des Grands Lacs dans l’est américain) nous découvrons les premières ébauches d’élaboration de l’organisation et de la réglementation de ce qui deviendra peu à peu une discipline sportive : le Trap Shooting.
    Fin du XIXième siècle, les oiseaux sont remplacés progressivement par des cibles artificielles, notamment plusieurs variantes de boules de verre lancées en l’air à la main (on voit bien qu’on n’est pas encore dans le cadre d’une discipline sportive mais plutôt dans celui d’un jeu d’exhibition, parfois les boules de verre sont parfois remplies de plumes !).

    1877, Adam Bogardus met au point la première catapulte pour lancer les boules de verre.

    1880, on découvre le premier oiseau d’argile utilisé comme cible dans l’exercice du Trap Shooting ; la forme « oiseau » évoluera, pour des raisons pratiques tenant à l’efficacité du lancer, vers la forme « plateau ».

    1900, à Cincinnati on organise le premier grand concours de Trap Shooting.

    Dans les années 20 (1920) les américains conçoivent un jeu de tir qui se déroule dans un cercle rappelant la configuration d’une horloge avec le départ de la cible du point 12 (heures), puis des deux points 12 et 6. Ce jeu sera baptisé « skeet ( du mot scandinave skyte qui signifie « tirer »).

    1927, le premier championnat d’Open Sporting est organisé à Londres. (L’Open Sporting est le cousin anglais du Trap Shooting américain qui sont les ancêtres du ball-trap).

    1927, en France Emile Laporte invente le premier lanceur à main de plateaux d’argile et cette invention va très vite faire le tour du monde ! Emile Laporte est le fondateur de l’entreprise Laporte, fabricant de plateaux et de lanceurs de ball-trap implantée aujourd’hui dans le monde entier.

    Au cours du XXième siècle la Fédération Française de Tir (FFT) verra le jour suite à la fusion de précédentes fédérations ; puis en 1985 émanera de la FFT une nouvelle fédération, la Fédération Française de Ball-Trap (FFBT).

    Définition :

    Le ball-trap peut être défini comme une pratique sportive consistant au tir de cibles mouvantes, à l’aide d’un fusil à canons lisses type fusil de chasse, en utilisant des cartouches à grenaille de faible diamètre (plomb n° 7,5 ou 8 en général).

    Un mot sur le calibre des fusils qui est correspond au nombre de sphères du diamètre du canon qu’il serait possible de réaliser avec une livre de plomb (453,6g). Dans ce même volume on voit donc que si l’on peut fabriquer 12 sphères, elles seront logiquement plus grosses que si l’on en conçoit 16, 20, etc…

    Précision : le mot fusil désignait à l’origine une pièce métallique de l’arquebuse qui frappait une pierre de silex pour produire des étincelles. Ce mot fusil a par la suite été retenu pour désigner l’arme elle-même, dont les « ancêtres » sont la couleuvrine, l’arquebuse ou le mousquet…

    En conclusion, on peut penser que l’évolution des caractéristiques du fusil et donc son perfectionnement, a permis l’évolution du tir et du ball-trap en particulier qui, peu à peu, a pu laisser pressentir à des commerçants ou industriels ambitieux tout l’intérêt qu’ils pourraient retirer de la conception d’un sport nouveau basé sur l’adresse à atteindre des cibles en mouvement.

    Les cibles :

    Les cibles actuelles sont donc des plateaux dits d’argile, en réalité formés de filler calcaire (poussière de roche calcaire) et d’un liant, le brai de pétrole (résidu de raffinerie du pétrole). Il existe également des plateaux en résine (qui dit résine dit polymère, macromolécule…). On recherche à créer des plateaux biodégradables au meilleur prix…

    Les plateaux admettent un diamètre de 11 cm pour un poids qui doit être inférieur à 110g.

    Les disciplines du ball-trap :

    Les trois disciplines olympiques : fosse olympique (FO), double trap (DT) et skeet olympique (SO) sont gérées par la FFT. La FFT gère également l’école de tir (EDT) réservée aux benjamins, minimes et cadets.

    Les autres disciplines de tir sont gérées par la FFBT. Ce sont la fosse universelle (FU), la fosse euro DTL (DTL), le compak sporting (SC), le parcours de chasse (PC), le tir aux hélices (TH), le tir au sanglier courant (SC) et depuis 2017 le Trap One.

    Qualités du tireur de ball-trap :

    Citons un chasseur et tireur de légende, Lord de Grey, second marquis de Ripon (1867 – 1923) : 

    « … Devenir un tireur de classe exige la conjugaison de deux conditions fondamentalement opposées : une tension nerveuse qui vous tient toujours en alerte et une « tête froide » qui vous permet de tirer sans impétuosité ni hâte excessive. Cette conjugaison est naturellement assez rare… » et il continue « … le swing est un des secrets du tir des Grands Fusils… »

    Il est évident que chaque élève tireur sera différent du fait de sa propre personnalité, mais les conseils du Lord de Grey gardent toute leur pertinence aujourd’hui.

    Par ailleurs, il est toujours bon de préciser que pour pouvoir tirer au ball-trap, il faut être détenteur d’une licence de tir. Les demandes de licence se font auprès de la FFT ou de la FFBT par l’intermédiaire d’un club de ball-trap. Lors de la première demande de licence il faut produire une copie de sa carte d’identité, un justificatif de domicile et un certificat médical attestant que le demandeur ne présente aucune contre indication à la pratique du ball-trap.

     

    Le Ball Trap Montluçon Quinssaines : BTMQ

    L’association existe depuis 1948. D’abord baptisée Ball Trap Montluçonnais, puis Ball Trap Monluçon Quinssaines, elle a fait ses débuts dans le quartier Saint-Jean à Montluçon, puis a déménagé à Quinssaines trois ans plus tard c'est-à-dire en 1951.

    Il est rappelé que le BTMQ est une association Loi 1901, donc à but non lucratif et à caractère bénévole.

    Le BTMQ a pour vocation de promouvoir la pratique sportive du ball-trap en mettant à disposition des tireurs des infrastructures de qualité et en organisant des rencontres sportives.

    Le BTMQ est ouvert toute l’année (interruption de 3 semaines en septembre / octobre) les mercredis et samedis après-midi de 14H à 18H, également les lundis après-midi de fin avril à fin juin donc en période de concours.

    Le BTMQ est affilié à la FFBT.

    Le club dispose de 4 FU, 2 des fosses peuvent être utilisées en DTL, 2 compak sporting dont 1 en sous-bois, 2 parcours de chasse.

    Le BTMQ est le stand de ball-trap le plus important d’Auvergne.

    En sus de l’ouverture du club aux  entraînements, le BTMQ organise et reçoit régulièrement des compétitions départementales, régionales et même nationales avec le concours de la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail).

    Le BTMQ compte 95 licenciés en 2017.

    Depuis 2014 le club dispose d’un site internet : www.balltrapquinssaines.com

    Le BTMQ est dirigé par un bureau de 7 membres : le Président Jean-Luc WEBER, le secrétaire Eric BRAUD, le trésorier Jean-Marc DÉTÉ,  Christophe BLOIS, Jacques DÉTÉ, Louis MARCHAND, Michel NOGIEC, et son Président d’honneur : Jean LOBRYEAU.

     

  • Grands Fusils

    On parle de "Grands Fusils" pour désigner les Grands Tireurs.

    On pourrait en citer plusieurs de notre époque, tous nos champions par exemple, mais ce serait risqué et aventureux puisqu'on en oublierait forcément et certainement pas des moindres.

    Je viens de terminer la lecture d'un livre que je recommande à tous les chasseurs : "Espaces Sauvages" de Jim Fergus. Dans son livre Jim nous présente "... le plus grand tireur de l'histoire, probablement le plus grand tireur amateur de tous les temps..." "...Le légendaire Lord De Grey, second marquis de Ripon, aussi connu sous le nom de Lord Ripon (1867 - 1923)... Il totalisa un  tableau de 556 813 pièces !!! Bien entendu ce "Sir" participait essentiellement à des battues de gibier à plumes... Ça fait beaucoup tout de même et de nos jours où la chasse est tant décriée, il pourrait être affublé du surnom d'assassin !

    Mais Lord De Grey est une légende ! On dit de lui qu'il atteignit son quota journalier (26 faisans) en une seule minute... On dit aussi avoir compté sept oiseaux morts en l'air au dessus de lui en même temps... Et ça me rappelle quelques légendes des tireurs de foire de l'Ouest américain !

    Passons sur la légende et les tueries excessives.

    Lord De Grey a lui aussi écrit, et il a écrit des choses raisonnables et intéressantes.

    Extraits :  "... devenir un tireur de classe exige la conjugaison de deux conditions fondamentalement opposées : une tension nerveuse très élevée qui vous tient toujours en alerte, et une tête froide qui vous permet de tirer sans impétuosité ni hâte excessive. Cette conjugaison est naturellement assez rare..." "... sachez-le, le swing est un des secrets du tir des Grands Fusils..."

    Le "swing" , le mouvement : lever son fusil dans la direction du plateau, le rattraper et tirer dans le mouvement à l'instant où on dépasse le plateau. C'est d'une simplicité à mettre en oeuvre sans délai.

    Rendez-vous sur les stands du BTMQ, le "swing" en tête, tête froide, attention aiguisée, tous sens en alerte !!!

     

     

     

     

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  • 1996

    20 ans déjà ou presque...

    Souvenez-vous, en janvier 1996 le Président Mittérand quittait ce monde, et puis d'autres grands noms allaient lui emboîter le pas... Hervé bazin et Margueritte Duras qui tournaient leur dernière page, Mireille qui jouait sa dernière note...

    En 1996 Bjarne Riis était le premier danois à remporter le tour de France, Claudie André-Deshais était la première française à voyager dans l'Espace ; en 1996 Jacques Chirac annonçait l'abandon du service militaire obligatoire...

    En 1996 le championnat de France de fosse universelle avait lieu à Lazenay dans le Cher !

    Plusieurs tireurs du Ball-Trap Club de Montluçon y participaient...

    Sylvain Lourdin réalisait 185 / 200 (12e) ; Joël Baillard et Christophe Carton 180 / 200 ; Gérard Gressani 175 / 200 ; Bernard Cote 173 / 200 ; Antonio Casillas 166 / 200 ; Steeve Baillard 169 / 200 ; Alain Picot 162 / 200 ; Michel Montagne 158 / 200 ; Jean-Pierre Magnard 157 / 200 ; Christophe Riols 155 / 200 ; Jean-Pierre Felletin 149 / 200 ; Yannick Chartron 153 / 200.

    Au classement par équipe (C. Carton, B. Cote, S. Lourdin) le club de Montluçon se plaçait en 10ème position sur 41 clubs participant. Un classement plus qu'honorable !

    Déjà en 1996 le ball-trap de Montluçon était actif et compétitif.

    20 ans plus tard : 2016 promet une nouvelle aventure !

  • Le ball-trap est un sport passionnant...

    2014 se termine, c'est imminent à l'heure où j'écris ce texte, nous sommes le 29 décembre, les journées sont courtes, sombres, froides... voilà, c'est la fin de l'année, et c'est l'hiver ! Mais ce serait mal connaître les tireurs de ball-trap, et les sportifs en général, que de les supposer céder à la mélancolie, à la tristesse, au désespoir.

    Le sport est là pour égayer la vie, la rendre moins terne, moins décevante, moins contraignante, moins monotone. Le sport, ce n'est pas la lutte pour survivre, ni la guerre pour conquérir, ni même le combat pour imposer des idées. Le sport est une échappatoire aux soucis, aux tracasseries,  à tout ce qui met des entraves à la sérénité de l'être. Le sport est généreux, il est porteur de bien-être, de santé, d'épanouissement ; il va même jusqu'à procurer quelques instants de bonheur ; oui du bonheur tout bonnement, simplement.

    Le ball-trap est un sport, et il n'échappe pas à la règle : on peut s'y épanouir, se passionner, et puis partager, rencontrer, s'initier, se divertir, échapper au quotidien, découvrir une nouvelle voie porteuse de promesses, d'espoir même, de reconnaissance aussi...

    Tout ça est bien sérieux, grave, mais j'avais envie de l'écrire, un soir d'hiver, de silence, de solitude peut-être aussi... un soir où je ne peux m'empêcher de penser déjà au printemps, à la lumière, à la nouvelle année qui se profile, à la nouvelle saison de ball-trap qui va débuter sans tarder.

    Nous savons bien, tous, que le monde idéal est du domaine de l'utopie, que 2015 ne sera pas toujours rose, c'est évident et incontournable, mais nous connaissons le chemin pour nous extirper des mauvais pas, pour éviter tant que faire se pourra les impedimenta du quotidien (toutes ces embûches qui voudraient nous empêcher d'avancer),  et nous nous retrouverons sur les pas de tir du BTMQ, d'Auvergne et d'ailleurs si le coeur nous en dit ! Et nous partagerons un peu de ce bonheur qui, comme chacun le sait, n'est pas le bout du chemin, mais le chemin lui-même c'est à dire ces moments privilégiés où la seule chose au monde qui comptera alors, sera de casser (de pulvériser) le plateau qui surgira dans l'instant à portée de fusil, à portée d'adresse et de spontanéité.

  • Résumé de l'Histoire du ball-trap

    Un sage a dit que : "Celui qui ignore son histoire est un étranger dans son propre pays".

    Alors, si on se racontait un peu de l'Histoire de notre sport préféré ?

    Le ball-trap est né en Angleterre au début du dix-neuvième siècle. Nous allons y revenir ; mais définissons d'abord le ball-trap. Eh bien, le ball-trap consiste à tirer sur des plateaux d'argile ou des cibles mouvantes, à l'aide d'armes de chasse à canon lisse. Le plateau d'argile classique doit avoir une dimension de 110 millimètres de diamètre et son poids ne doit pas excéder 110 grammes. Il existe neuf disciplines de ball-trap, toutes différentes. Trois d'entre elles sont gérées par la Fédération Française de Tir (FFT) et les six autres par la Fédération Française de Ball-Trap (FFBT). Les trois disciplines gérées par la FFT sont des disciplines olympiques, les six autres ne le sont pas. La FFT a été fondée en 1925 par le comte Justinien Clary. C'est le 15 juillet 1985 qu'a eu lieu la création (dissidente) de la FFBT.

    Revenons donc en Angleterre, en 1812. Dans la banlieue de Londres, nait le premier club de tir aux pigeons ; il est baptisé : "Old Hats Tavern", les vieux chapeaux servaient de boîtes pour lancer les pigeons. Peu de temps après on remplacera les chapeaux par de véritables boîtes, le principe reste le même, on place des pigeons dans les boîtes et on tire sur une ficelle pour les libérer. De là on peut comprendre que le départ de l'oiseau était commandé par le mot "Pull" qui signifie tirer (sur la cordelette reliée à la boîte pour l'ouvrir et libérer l'oiseau) et non tirer le pigeon avec le fusil, qui se serait traduit par "shoot" ; c'était une parenthèse.

    Le temps passe, on évolue, et certains pensent à remplacer les oiseaux vivants par des cibles inertes, si l'on peut dire. Vers 1850 se développent des rencontres de chasseurs qui mesurent leur adresse en tirant sur des boulles de verre lancées à la main. En 1877, un américain, Adam Bogardus, invente la première catapulte, pour lancer les fameuses boulles de verre lors de spectacles de tir d'adresse. Les spectacles de la sorte, les plus connus à l'époque, furent sans conteste ceux de William Frédérick Cody dit Buffalo Bill ! C'était une autre parenthèse.

    Les écoles de tir, à Londres, affinent les règles de ce qui devient un sport qu'on baptise désormais : "Sporting". Et le premier championnat d'Open Sporting se tient à Londres en 1927.

    En France, on n'est pas en reste, et c'est justement en cette année 1927 qu'un inventeur génial met au point le premier lanceur à main de plateaux d'argile, le "Hand Trap". Notre inventeur génial n'est autre qu'Emile Laporte et son invention fera très rapidement le tour du monde !

    Voilà ! Depuis ces périodes épiques, on a évolué encore et encore, on a perfectionné, inventé aussi, et on en est à se retrouver sur nos stands dès qu'on en a le loisir, pour rivaliser d'adresse, pour tenter de nous surpasser, pour gagner ! Les méthodes ont changé, certes, mais l'esprit reste le même : le sport avant tout !

  • Qualités pour être un bon tireur ?

    Être un bon tireur...

    Quand j'étais gamin j'étais le meilleur tireur, au lance-pierre, de mon village ! Je me souviens aussi de la première fois où je me suis servi d'un fusil... j'ai tué une grive, puis une autre... on a dit que j'avais un bon coup de fusil !!! Mon premier ball-trap, de campagne... j'ai dû gagner une petite coupe (15 plateaux, les chasseurs du coin pour concurrents), je la brandissais aux regards curieux de ceux que je croisais. Plus tard, bien plus tard, je suis arrivé dans un club de ball-trap. Sans exagérer, je crois pouvoir dire que j'ai découvert un autre monde ! D'accord, la formule est peut-être osée, mais... mais le ball-trap est un sport avant tout, un sport à part entière, et dans mon club on tire dans les conditions de la Compétition, c'est à dire qu'à ma première planche j'ai affronté la dure réalité qui m'a illico remis à ma place de novice, de débutant.

    Dernièrement un journaliste nous a lancé, tout de go, la question : "Quelle est la qualité première pour être un bon tireur de ball-trap ?" Nous étions trois à lui répondre. Du tac au tac Jean-Luc a répondu : "Le calme", Michel a répondu : "La sérénité" et moi d'ajouter : "La concentration". Nous nous sommes spontanément regardés, interrogateurs, en fait nous disions un peu la même chose. Le calme : c'est vrai que si on arrive énervé sur le pas de tir, on risque de vite perdre tous ses moyens ; la sérénité : c'est vrai que le bien-être permet d'aborder la compétition dans les meilleures conditions ; la concentration : elle est utile et nécessaire à la réussite. Je résumerais en précisant : la maîtrise de soi qui implique le calme, la sérénité et la concentration. Être maître de soi éviterait de partir trop vite sur le ou les plateaux redoutés, de lever les yeux pour mieux voir la cible en oubliant lamentablement de faire suivre le mouvement à son fusil, de penser et repenser au plateau raté pour telle ou telle raison, de relâcher son attention au moindre bruit extérieur, de laisser divaguer son esprit jusqu'à ne plus être au pas de tir...

    Eh oui, pour être un bon tireur de ball-trap, il faut être calme, serein, concentré, maître de soi !

  • Pratiquer le ball-trap, qu'est-ce que ça signifie ?

    Pratiquer le ball-trap est un engagement personnel dans l'accomplissement d'un sport. Ça signifie donc plusieurs dispositions. D'abord, parlons de sport c'est à dire du respect de règles particulières prédéfinies, c'est une évidence ; dans ce contexte sportif on peut imaginer un aspect formation, un aspect progression, et on en arrive naturellement à la compétition, au désir de gagner, d'être parmi les meilleurs sinon le meilleur... C'est le sport ! Certains fâcheux y verront de l'agressivité et de l'individualisme... personnellement cette émulation me ramène cinquante ans en arrière, je suis comme un gamin qui rêve de gagner, qui donne le meilleur de lui-même et qui est heureux de participer. Au ball-trap comme dans tous les sports, j'ai l'impression d'appartenir à une grande famille et, je l'avoue naïvement, humblement, ça me fait aimer la vie.

    Le ball-trap se pratique avec des armes, c'est du sérieux : pas question de transgresser les règles de sécurité, on ne joue pas, on est réfléchi, appliqué, respectueux, ce sont des valeurs, ni plus ni moins, des valeurs sociales que l'on se doit de donner en exemple, sur le stand de tir mais aussi dans tous les actes de la vie. Savoir se servir d'une arme, savoir la maîtriser, comprendre son usage et la connaître, bien cerner sa dangerosité, c'est un gage aux multiples facettes, un gage de compétence, de sûreté de soi, d'intelligence, de connaissance et de discernement.

    L'engagement personnel dans le ball-trap se traduit par une volonté d'assumer au mieux l'aspect sportif dont on vient de parler, mais de façon plus pragmatique c'est aussi s'engager dans un investissement financier qui n'est pas négligeable. Eh oui ! il faut investir dans quelques équipements plus ou moins coûteux, il faut le savoir... Un bon fusil (forcément), un gilet (indispensable), une protection auditive (casque insonorisant en général), des munitions... et bien sûr sa licence et sa carte de club... il y aura les déplacements, les engagements aux différents concours et compétitions... "On n'a rien sans rien" ! ce sera ma conclusion...

  • Le ball-trap : un sport avant tout

    La pratique sportive du ball-trap est proposée à Quinssaines dans des conditions plutôt satisfaisantes.

    Le club dispose des infrastructures et des équipements permettant de tirer dans quatre disciplines différentes. Il est équipé de quatre fosses universelles dont une donne la possibilité de pratiquer le compak sporting, une autre offre la possibilité de pratiquer le DTL. Deux parcours de chasse sont également à disposition des tireurs.

    Le ball-trap est avant tout un sport. Il nécessite un apprentissage et puis un entraînement régulier et la participation à des compétitions. Il est évident que l'on peut limiter son activité aux entraînements, mais les compétitions sont des moments privilégiés dont il serait dommage de se priver. Bien sûr, avant de se lancer dans la compétition il est utile et recommandé de se familiariser à la pratique du ball-trap.

    Le début de l'apprentissage c'est sans doute avant tout d'observer les tireurs en action : leur comportement qui respecte les règles incontournables de sécurité, leur positionnement, leur attitude dans le tir... En y regardant de près, on les voit ouvrir le fusil dès après le tir et enlever les cartouches avant de rejoindre leur place et ne les réintroduire dans les canons du fusil qu'au moment du nouveau tir. On les voit dans une position "d'attaque" du plateau : c'est à dire très concentrés, portés vers l'avant, comme prêts à bondir ! Au commandement le plateau sort de la fosse ou de la tour, le fusil se lève dans le mouvement du plateau et dépasse cette cible au moment du tir, en tout cas c'est bien ce qu'il doit faire pour casser l'argile ! Tout ça se passe très, très vite...

    Si vous décidez de vous lancer dans l'aventure, il faudra choisir un fusil, des munitions, acquérir quelques accessoires (gilet de tir, lunettes, visière,... si nécessaire...), et puis vous familiariser aux pratiques du club et à sa vie tout simplement. Si vous êtes vraiment intéressé on vous conseillera, sur les stands on n'est jamais avare de conseils et de quelques boutades pour détendre l'atmosphère...

    Alors, à bientôt !!!