ball-trap

  • Grands Fusils

    On parle de "Grands Fusils" pour désigner les Grands Tireurs.

    On pourrait en citer plusieurs de notre époque, tous nos champions par exemple, mais ce serait risqué et aventureux puisqu'on en oublierait forcément et certainement pas des moindres.

    Je viens de terminer la lecture d'un livre que je recommande à tous les chasseurs : "Espaces Sauvages" de Jim Fergus. Dans son livre Jim nous présente "... le plus grand tireur de l'histoire, probablement le plus grand tireur amateur de tous les temps..." "...Le légendaire Lord De Grey, second marquis de Ripon, aussi connu sous le nom de Lord Ripon (1867 - 1923)... Il totalisa un  tableau de 556 813 pièces !!! Bien entendu ce "Sir" participait essentiellement à des battues de gibier à plumes... Ça fait beaucoup tout de même et de nos jours où la chasse est tant décriée, il pourrait être affublé du surnom d'assassin !

    Mais Lord De Grey est une légende ! On dit de lui qu'il atteignit son quota journalier (26 faisans) en une seule minute... On dit aussi avoir compté sept oiseaux morts en l'air au dessus de lui en même temps... Et ça me rappelle quelques légendes des tireurs de foire de l'Ouest américain !

    Passons sur la légende et les tueries excessives.

    Lord De Grey a lui aussi écrit, et il a écrit des choses raisonnables et intéressantes.

    Extraits :  "... devenir un tireur de classe exige la conjugaison de deux conditions fondamentalement opposées : une tension nerveuse très élevée qui vous tient toujours en alerte, et une tête froide qui vous permet de tirer sans impétuosité ni hâte excessive. Cette conjugaison est naturellement assez rare..." "... sachez-le, le swing est un des secrets du tir des Grands Fusils..."

    Le "swing" , le mouvement : lever son fusil dans la direction du plateau, le rattraper et tirer dans le mouvement à l'instant où on dépasse le plateau. C'est d'une simplicité à mettre en oeuvre sans délai.

    Rendez-vous sur les stands du BTMQ, le "swing" en tête, tête froide, attention aiguisée, tous sens en alerte !!!

     

     

     

     

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  • Compétition

    La compétition se termine. Je suis le premier sur ma planche et il me reste un plateau à tirer.

    J'ai mal commencé, raté quatre plateaux sur les six ou sept premiers...

    je me suis repris de rage, en nage, révolté contre mon comportement de "je-m'en-foutiste", contre mon propre cerveau qui refusait de se synchroniser avec mon propre corps, mes propres gestes, contre ces réactions gauches, empruntées, lentes et rétives de mes épaules, mes bras, mes mains...

    J'ai réussi à dominer toutes ces entraves, j'ai cassé tout ce qui a suivi ma prime déroute et il me reste un plateau à tirer.

    Tout va très vite, emporté par le mouvement de la "planche" en action. Je ne réfléchis pas plus, je suis en position, je commande...

    Je ne réfléchis pas plus parce que je sais que si ma conscience s'en mêle en me suggérant quel plateau va surgir, en m'avertissant des bruits alentour, en réveillant la légère gêne occasionnée par telle ou telle petite douleur, n'importe quelle distraction anodine, je sais que je laisserai partir la cible sans pouvoir maîtriser mon tir ! Je n'y songe pas, je n'ai pas à y songer.

    J'ai commandé, mon fusil s'est levé prestement dans le mouvement du plateau qui file à droite, presque rasant... je lache le premier coup et l'argile éclate, le fusil suit naturellement un de ces éclats qui s'éparpille à son tour sous l'impact du deuxième coup.

    Je recule d'un pas pour laisser place au concurrent suivant. Je croise le regard de l'arbitre qui me fait signe de me calmer. Je lui réponds instantanément par un sourire en coin pour le rassurer : je suis calme, serein... je me décontracte peu à peu, j'étais en transe, plus vraiment moi-même, peut-être ? Les autres tireurs achèvent l'épreuve.

    Une interrogation traverse mon esprit, une de ces interrogations qui remettent tout en question... qui suis-je réellement ? Suis-je celui qui se pose tant de questions, qui analyse, réfléchit, devine, corrige, fait pour le mieux, et se risque même à conseiller, à expliquer... Ou bien suis-je cet autre qui se sublime dans un état second, qui tire instinctivement... et qui casse les plateaux sans devoir chercher à savoir pourquoi ?

    Gérard tire le dernier plateau... un montant pas trop difficile, mais cette trajectoire ascendante est surprenante... il arrête son fusil à deux reprises tel un débutant, lui le vieux briscard... raté ! Il grogne de terribles insanités à écorcher les oreilles d'un honnête homme ! Je le regarde et lui sourit, je ne peux m'empêcher de lui tapoter l'épaule et de lui dire ironiquement "Allez, Gé, ce n'est pas bien grave..."

     

  • Le ball-trap version 2015, c'est parti !

    2015 commence à peine et les fusils sont de sortie, les tireurs s'en donnent à coeur joie, si l'on peut dire !

    Allez, faisons un petit tour de France des compétitions organisées en février / mars... Les 28 février et premier mars à Valence (Drôme), ce sont 224 tireurs qui s'affrontent dans un "100 plateaux FU", 5 d'entre eux réalisent 96/100 : Pascal Froment, Philippe Alfonso, Julien Mignot, Damien Ichard (junior), et Eric Martel. Le 9 mars c'est à Chalon Sur Saône (Saône et Loire) que se retrouvent 92 tireurs pour un "100 plateaux FO", et c'est Miguel Afonso qui triomphe avec 96/100, suivi de Baptiste Cossi et Steve Perrin à 94/100. Le 11 mars on retourne dans la Drôme, à Buis Les Baronnies pour un "100 plateaux FU" qui réunit 77 tireurs : Sébastien Bassal réalise 96/100, de même que Philippe Alfonso, suivis de près par Alain Meyson à 95/100. Le 15 mars le club de Desnes-Relans (Jura) organise un "125 plateaux FO", et c'est 78 tireurs qui se retrouvent pour en découdre : Julien Mignot réalise 117/125, Thierry Bon, Hervé Boivin et Miguel Afonso le talonnent à 115/125. Le 15 mars également, 66 tireurs participent à un "100 plateaux FU" à Aunis (Deux Sèvres) qui voit triompher le champion de France "FU" 2014 Fabien Couvidat avec 95/100, suivi de Jean Fort et Eric Pouvreau à 92/100.

    Ce ne sont que quelques résultats de quelques concours, mais quels résultats !!!

    Le ball-trap est un sport, un vrai sport, où s'affrontent des champions, de véritables champions !

  • Le ball-trap est un sport passionnant...

    2014 se termine, c'est imminent à l'heure où j'écris ce texte, nous sommes le 29 décembre, les journées sont courtes, sombres, froides... voilà, c'est la fin de l'année, et c'est l'hiver ! Mais ce serait mal connaître les tireurs de ball-trap, et les sportifs en général, que de les supposer céder à la mélancolie, à la tristesse, au désespoir.

    Le sport est là pour égayer la vie, la rendre moins terne, moins décevante, moins contraignante, moins monotone. Le sport, ce n'est pas la lutte pour survivre, ni la guerre pour conquérir, ni même le combat pour imposer des idées. Le sport est une échappatoire aux soucis, aux tracasseries,  à tout ce qui met des entraves à la sérénité de l'être. Le sport est généreux, il est porteur de bien-être, de santé, d'épanouissement ; il va même jusqu'à procurer quelques instants de bonheur ; oui du bonheur tout bonnement, simplement.

    Le ball-trap est un sport, et il n'échappe pas à la règle : on peut s'y épanouir, se passionner, et puis partager, rencontrer, s'initier, se divertir, échapper au quotidien, découvrir une nouvelle voie porteuse de promesses, d'espoir même, de reconnaissance aussi...

    Tout ça est bien sérieux, grave, mais j'avais envie de l'écrire, un soir d'hiver, de silence, de solitude peut-être aussi... un soir où je ne peux m'empêcher de penser déjà au printemps, à la lumière, à la nouvelle année qui se profile, à la nouvelle saison de ball-trap qui va débuter sans tarder.

    Nous savons bien, tous, que le monde idéal est du domaine de l'utopie, que 2015 ne sera pas toujours rose, c'est évident et incontournable, mais nous connaissons le chemin pour nous extirper des mauvais pas, pour éviter tant que faire se pourra les impedimenta du quotidien (toutes ces embûches qui voudraient nous empêcher d'avancer),  et nous nous retrouverons sur les pas de tir du BTMQ, d'Auvergne et d'ailleurs si le coeur nous en dit ! Et nous partagerons un peu de ce bonheur qui, comme chacun le sait, n'est pas le bout du chemin, mais le chemin lui-même c'est à dire ces moments privilégiés où la seule chose au monde qui comptera alors, sera de casser (de pulvériser) le plateau qui surgira dans l'instant à portée de fusil, à portée d'adresse et de spontanéité.

  • Les visiteurs du BTMQ

    Des tireurs d'autres clubs, d'autres régions, viennent participer aux entraînements sur les stands du Ball Trap Montluçon Quinssaines.

    Certains sont des habitués qui nous rendent visite plus ou moins régulièrement, auvergnats, creusois, berrichons. Ce sont nos voisins et nous les accueillons toujours avec cordialité. Leur présence est même stimulante dans le sens où les tireurs, même s'ils sont cordiaux et amicaux, sont des compétiteurs et donc des concurrents...

    Et puis de temps en temps nos visiteurs viennent de plus loin, à l'occasion d'un déplacement pour des raisons familiales ou professionnelles par exemple. Aujourd'hui c'est Didier Desse du club Saint-Hubert de Blagnac (31) qui nous a fait l'honneur de tester nos fosses universelles, et il nous a gratifié d'un 25 et d'un 23 ! Jean Bodeau le creusois s'est aussi distingué par un 23 magistral !! Les tireurs du BTMQ n'ont pas démérité non plus, qu'on se rassure...

    Voilà, le mauvais temps arrive, doucement cette année, mais les passionnés sont là ! Et si quelques-uns se montrent un peu moins adroits, ils n'en promettent pas moins qu'ils seront prêts au bon moment, pour les compétitions de 2015 : rendez-vous est pris pour le printemps.

  • Résumé de l'Histoire du ball-trap

    Un sage a dit que : "Celui qui ignore son histoire est un étranger dans son propre pays".

    Alors, si on se racontait un peu de l'Histoire de notre sport préféré ?

    Le ball-trap est né en Angleterre au début du dix-neuvième siècle. Nous allons y revenir ; mais définissons d'abord le ball-trap. Eh bien, le ball-trap consiste à tirer sur des plateaux d'argile ou des cibles mouvantes, à l'aide d'armes de chasse à canon lisse. Le plateau d'argile classique doit avoir une dimension de 110 millimètres de diamètre et son poids ne doit pas excéder 110 grammes. Il existe neuf disciplines de ball-trap, toutes différentes. Trois d'entre elles sont gérées par la Fédération Française de Tir (FFT) et les six autres par la Fédération Française de Ball-Trap (FFBT). Les trois disciplines gérées par la FFT sont des disciplines olympiques, les six autres ne le sont pas. La FFT a été fondée en 1925 par le comte Justinien Clary. C'est le 15 juillet 1985 qu'a eu lieu la création (dissidente) de la FFBT.

    Revenons donc en Angleterre, en 1812. Dans la banlieue de Londres, nait le premier club de tir aux pigeons ; il est baptisé : "Old Hats Tavern", les vieux chapeaux servaient de boîtes pour lancer les pigeons. Peu de temps après on remplacera les chapeaux par de véritables boîtes, le principe reste le même, on place des pigeons dans les boîtes et on tire sur une ficelle pour les libérer. De là on peut comprendre que le départ de l'oiseau était commandé par le mot "Pull" qui signifie tirer (sur la cordelette reliée à la boîte pour l'ouvrir et libérer l'oiseau) et non tirer le pigeon avec le fusil, qui se serait traduit par "shoot" ; c'était une parenthèse.

    Le temps passe, on évolue, et certains pensent à remplacer les oiseaux vivants par des cibles inertes, si l'on peut dire. Vers 1850 se développent des rencontres de chasseurs qui mesurent leur adresse en tirant sur des boulles de verre lancées à la main. En 1877, un américain, Adam Bogardus, invente la première catapulte, pour lancer les fameuses boulles de verre lors de spectacles de tir d'adresse. Les spectacles de la sorte, les plus connus à l'époque, furent sans conteste ceux de William Frédérick Cody dit Buffalo Bill ! C'était une autre parenthèse.

    Les écoles de tir, à Londres, affinent les règles de ce qui devient un sport qu'on baptise désormais : "Sporting". Et le premier championnat d'Open Sporting se tient à Londres en 1927.

    En France, on n'est pas en reste, et c'est justement en cette année 1927 qu'un inventeur génial met au point le premier lanceur à main de plateaux d'argile, le "Hand Trap". Notre inventeur génial n'est autre qu'Emile Laporte et son invention fera très rapidement le tour du monde !

    Voilà ! Depuis ces périodes épiques, on a évolué encore et encore, on a perfectionné, inventé aussi, et on en est à se retrouver sur nos stands dès qu'on en a le loisir, pour rivaliser d'adresse, pour tenter de nous surpasser, pour gagner ! Les méthodes ont changé, certes, mais l'esprit reste le même : le sport avant tout !

  • L'automne arrive...

    L'automne arrive, c'est le temps des châtaignes, des noix et des noisettes, les feuilles qui tombent, la fraîcheur des matins, et puis la chasse, bien entendu. Tous les pratiquants de ball-trap ne sont pas des chasseurs, loin s'en faut, mais nombreux sont tout de même ceux qui s'impatientent de bientôt pouvoir traquer le gibier par monts et par vaux. Les conversations s'animent, on parle de prolifération du "gros", de raréfaction du "petit", on parle des chiens, tout le monde a son histoire à raconter... Des groupes se forment, par affinité. Deux palombes passent au dessus des fosses, je les contemple : c'est beau un oiseau qui vole !

    La saison de tir 2014 a été bien remplie. Il suffit de parcourir les pages de notre site pour s'en faire une idée. Et les promesses de 2015 s'ajoutent à notre passion, on a presque hâte d'y être, malgré notre âge parfois avancé, qui voudrait qu'on freine des deux pieds pour ralentir la course infernale du temps qui passe. Incorrigibles, ces tireurs qui ne pensent qu'à enfiler le gilet, à rejoindre le pas de tir, à casser du plateau...

    La sagesse, comme en toute chose, va bien devoir l'emporter, puisqu'il va bien falloir passer le fameux automne, et l'hiver... on ne restera pas inactifs. On s'entrainera c'est évident... Ne pas dormir sur ses lauriers : se maintenir en pleine forme, et puis savoir analyser ses erreurs de parcours et tenter de les corriger. Ce n'est pas une mince affaire !!! Il y aura forcément quelques travaux d'entretien ou de modernisation à engager au club, on retroussera les manches... Et le temps passera, et 2015 se profilera... Le BTMQ et ses tireurs sont prêts à affronter les défis de l'avenir !

  • Championnat du monde de fosse universelle 2014

    Le championnat du monde de fosse universelle a eu lieu les 23 et 24 août à Lonato en Italie.

    Les champions sont italiens ! Muoio et Cristoni prennent les deux premières places avec le score sans appel de 195/200.

    Deux français ne sont pas loin : Michel Alves et Fabien Couvidat (champion de France), 4ème avec 193/200 tous les deux.

    Plusieurs auvergnats ont participé à cette épreuve. En parcourant les résultats on trouve bien vite Elodie Laronze, notre championne, à la très belle place (quoiqu'on en dise) de 4ème chez les Dames avec le très honorable score de 178/200 qui la place (125ème) dans le premier quart des meilleurs tireurs de fosse universelle du monde toutes catégories confondues. Très belle prestation d'autant que les trois concurrentes qui la précèdent sont à portée de plateau... L'italienne Pintor est à 184, l'espagnole Majuelo à 180 et l'italienne Revello à 179... BRAVO Elodie !

    Et puis je vois Christian Guittier à 175/200, Bernard Blondeau à 171, Rosil Pereira à 170, Hyacinthe Martin à 164 et Gilbert Saine à 146... Un grand bravo à tous et rendez-vous pour les championnats auvergnats de 2015 !

  • Pratiquer le ball-trap, qu'est-ce que ça signifie ?

    Pratiquer le ball-trap est un engagement personnel dans l'accomplissement d'un sport. Ça signifie donc plusieurs dispositions. D'abord, parlons de sport c'est à dire du respect de règles particulières prédéfinies, c'est une évidence ; dans ce contexte sportif on peut imaginer un aspect formation, un aspect progression, et on en arrive naturellement à la compétition, au désir de gagner, d'être parmi les meilleurs sinon le meilleur... C'est le sport ! Certains fâcheux y verront de l'agressivité et de l'individualisme... personnellement cette émulation me ramène cinquante ans en arrière, je suis comme un gamin qui rêve de gagner, qui donne le meilleur de lui-même et qui est heureux de participer. Au ball-trap comme dans tous les sports, j'ai l'impression d'appartenir à une grande famille et, je l'avoue naïvement, humblement, ça me fait aimer la vie.

    Le ball-trap se pratique avec des armes, c'est du sérieux : pas question de transgresser les règles de sécurité, on ne joue pas, on est réfléchi, appliqué, respectueux, ce sont des valeurs, ni plus ni moins, des valeurs sociales que l'on se doit de donner en exemple, sur le stand de tir mais aussi dans tous les actes de la vie. Savoir se servir d'une arme, savoir la maîtriser, comprendre son usage et la connaître, bien cerner sa dangerosité, c'est un gage aux multiples facettes, un gage de compétence, de sûreté de soi, d'intelligence, de connaissance et de discernement.

    L'engagement personnel dans le ball-trap se traduit par une volonté d'assumer au mieux l'aspect sportif dont on vient de parler, mais de façon plus pragmatique c'est aussi s'engager dans un investissement financier qui n'est pas négligeable. Eh oui ! il faut investir dans quelques équipements plus ou moins coûteux, il faut le savoir... Un bon fusil (forcément), un gilet (indispensable), une protection auditive (casque insonorisant en général), des munitions... et bien sûr sa licence et sa carte de club... il y aura les déplacements, les engagements aux différents concours et compétitions... "On n'a rien sans rien" ! ce sera ma conclusion...

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