Blog

Le "Blog" est composé de "billets" proposés par les personnes qui ont une réflexion sur le ball-trap et désirent la partager avec les visiteurs du BTMQ.

A vos plumes, votre avis, votre expérience, vos suggestions nous intéressent...

  • Délire d'angle

    Si l'on m'avait parlé de ça...

    Je devais suivre ma scolarité au collège d'Huriel, il y a longtemps, longtemps.

    Je pense que j'étais un élève moyen, pas bête, mais moyen à cause de la mathématique !

    Les autres matières, ça allait, j'ai toujours eu un faible pour le français... mais la mathématique : dur, dur. Cette matière était, pour moi, une drôle de discipline que j'avais un mal fou à me représenter dans la vie concrète. Compter ça allait, même bien, mais quand on en est arrivé à parler trigonométrie !!!

    Vous souriez ! Regardez donc ce qui suit :

    290px unit circle angles color svg

    Ça m'en bouche toujours un coin !

    Mais il y avait aussi :

    220px cercle trace sinus cosinus anim

    C'est beau, non ? je dirais même magique !

    Alors, lorsque la science, même mathématique, rejoint la poésie, je me laisse aller à considérer ce mot "trigonométrie" comme (presque) doux à l'oreille... Trigonométrie qui rime avec magie...

     

    Bon, mais parlons plus concrètement de fosse universelle et de la tangente d'un angle dans un triangle rectangle.

    L'appareil de lancé du plateau est positionné dans sa fosse universelle. Le plateau lancé devra atteindre une certaine hauteur à 10 mètres du lanceur. On a donc bien un triangle rectangle avec un de ses angles (celui qui a pour sommet le point de lancement, pour côté opposé une mesure de 1,5m, ou 2m, ou 2,5m, ou 3m, ou 3,5m (suivant les grilles de FU), et un côté adjacent d'une mesure de 10 mètres). Le rapport du côté opposé sur le côté adjacent définit la tangente de l'angle. Et quand on a la mesure de la tangente on trouve facilement (avec la calculette) la mesure de son angle, et ça donne :

    hauteur du plateau à 10 mètres

    Tangente : côté opposé / côté adjacent (10)

    mesure de l'angle en degrés

    1,5 m

    0,15

    8,53°

    2 m

    0,2

    11,3°

    2,5 m

    0,25

    14,03°

    3 m

    0,3

    16,69

    3,5 m

    0,35

    19,29°

     

    Voilà la réponse à l'énigme de l'angle de lancement des plateaux. Bien sûr, les appareils de lancement n'étant pas munis d'un système mécanique de calcul de ces angles, il convient de trouver (ou de fabriquer) un système qui permette de les apprécier...

     

    Bon, assez tergiversé sur la trigonométrie qui est une belle science tout de même.

    Et surtout n'oubliez pas que si la mathématique a ses mystères et sa splendeur, la poésie a le charme des survivances et l'harmonie de l'espérance.

  • Encore le ball-trap...

    EXPOSÉ SUR LE THÈME DU BALL-TRAP EN GÉNÉRAL ET DU BTMQ EN PARTICULIER

    Cette allocution présentée lors du Forum des Associations montluçonnaises 2017, par le trésorier du BTMQ, est largement inspirée par la réflexion collective des membres de l’association…

    LE BALL-TRAP en général

    Historique :

    1793 (18ième siècle) nous disposons d’un premier témoignage de tir sur oiseaux vivants (pigeons), en Angleterre ; les oiseaux étaient libérés de leur cache, un chapeau haut de forme, en tirant sur une ficelle (d’où l’origine du mot pull utilisé pour commander le départ du plateau, « pull » signifiant tirer dans le sens de tirer sur la ficelle… alors que le tir au moyen de l’arme se serait traduit par le mot « shoot » ). En Angleterre le tir aux pigeons est nommé Sporting.

    1831, aux USA, à Cincinnati plus précisément (Cincinnati est une ville de l’Ohio, région du Midwest au sud des Grands Lacs dans l’est américain) nous découvrons les premières ébauches d’élaboration de l’organisation et de la réglementation de ce qui deviendra peu à peu une discipline sportive : le Trap Shooting.
    Fin du XIXième siècle, les oiseaux sont remplacés progressivement par des cibles artificielles, notamment plusieurs variantes de boules de verre lancées en l’air à la main (on voit bien qu’on n’est pas encore dans le cadre d’une discipline sportive mais plutôt dans celui d’un jeu d’exhibition, parfois les boules de verre sont parfois remplies de plumes !).

    1877, Adam Bogardus met au point la première catapulte pour lancer les boules de verre.

    1880, on découvre le premier oiseau d’argile utilisé comme cible dans l’exercice du Trap Shooting ; la forme « oiseau » évoluera, pour des raisons pratiques tenant à l’efficacité du lancer, vers la forme « plateau ».

    1900, à Cincinnati on organise le premier grand concours de Trap Shooting.

    Dans les années 20 (1920) les américains conçoivent un jeu de tir qui se déroule dans un cercle rappelant la configuration d’une horloge avec le départ de la cible du point 12 (heures), puis des deux points 12 et 6. Ce jeu sera baptisé « skeet ( du mot scandinave skyte qui signifie « tirer »).

    1927, le premier championnat d’Open Sporting est organisé à Londres. (L’Open Sporting est le cousin anglais du Trap Shooting américain qui sont les ancêtres du ball-trap).

    1927, en France Emile Laporte invente le premier lanceur à main de plateaux d’argile et cette invention va très vite faire le tour du monde ! Emile Laporte est le fondateur de l’entreprise Laporte, fabricant de plateaux et de lanceurs de ball-trap implantée aujourd’hui dans le monde entier.

    Au cours du XXième siècle la Fédération Française de Tir (FFT) verra le jour suite à la fusion de précédentes fédérations ; puis en 1985 émanera de la FFT une nouvelle fédération, la Fédération Française de Ball-Trap (FFBT).

    Définition :

    Le ball-trap peut être défini comme une pratique sportive consistant au tir de cibles mouvantes, à l’aide d’un fusil à canons lisses type fusil de chasse, en utilisant des cartouches à grenaille de faible diamètre (plomb n° 7,5 ou 8 en général).

    Un mot sur le calibre des fusils qui est correspond au nombre de sphères du diamètre du canon qu’il serait possible de réaliser avec une livre de plomb (453,6g). Dans ce même volume on voit donc que si l’on peut fabriquer 12 sphères, elles seront logiquement plus grosses que si l’on en conçoit 16, 20, etc…

    Précision : le mot fusil désignait à l’origine une pièce métallique de l’arquebuse qui frappait une pierre de silex pour produire des étincelles. Ce mot fusil a par la suite été retenu pour désigner l’arme elle-même, dont les « ancêtres » sont la couleuvrine, l’arquebuse ou le mousquet…

    En conclusion, on peut penser que l’évolution des caractéristiques du fusil et donc son perfectionnement, a permis l’évolution du tir et du ball-trap en particulier qui, peu à peu, a pu laisser pressentir à des commerçants ou industriels ambitieux tout l’intérêt qu’ils pourraient retirer de la conception d’un sport nouveau basé sur l’adresse à atteindre des cibles en mouvement.

    Les cibles :

    Les cibles actuelles sont donc des plateaux dits d’argile, en réalité formés de filler calcaire (poussière de roche calcaire) et d’un liant, le brai de pétrole (résidu de raffinerie du pétrole). Il existe également des plateaux en résine (qui dit résine dit polymère, macromolécule…). On recherche à créer des plateaux biodégradables au meilleur prix…

    Les plateaux admettent un diamètre de 11 cm pour un poids qui doit être inférieur à 110g.

    Les disciplines du ball-trap :

    Les trois disciplines olympiques : fosse olympique (FO), double trap (DT) et skeet olympique (SO) sont gérées par la FFT. La FFT gère également l’école de tir (EDT) réservée aux benjamins, minimes et cadets.

    Les autres disciplines de tir sont gérées par la FFBT. Ce sont la fosse universelle (FU), la fosse euro DTL (DTL), le compak sporting (SC), le parcours de chasse (PC), le tir aux hélices (TH), le tir au sanglier courant (SC) et depuis 2017 le Trap One.

    Qualités du tireur de ball-trap :

    Citons un chasseur et tireur de légende, Lord de Grey, second marquis de Ripon (1867 – 1923) : 

    « … Devenir un tireur de classe exige la conjugaison de deux conditions fondamentalement opposées : une tension nerveuse qui vous tient toujours en alerte et une « tête froide » qui vous permet de tirer sans impétuosité ni hâte excessive. Cette conjugaison est naturellement assez rare… » et il continue « … le swing est un des secrets du tir des Grands Fusils… »

    Il est évident que chaque élève tireur sera différent du fait de sa propre personnalité, mais les conseils du Lord de Grey gardent toute leur pertinence aujourd’hui.

    Par ailleurs, il est toujours bon de préciser que pour pouvoir tirer au ball-trap, il faut être détenteur d’une licence de tir. Les demandes de licence se font auprès de la FFT ou de la FFBT par l’intermédiaire d’un club de ball-trap. Lors de la première demande de licence il faut produire une copie de sa carte d’identité, un justificatif de domicile et un certificat médical attestant que le demandeur ne présente aucune contre indication à la pratique du ball-trap.

     

    Le Ball Trap Montluçon Quinssaines : BTMQ

    L’association existe depuis 1948. D’abord baptisée Ball Trap Montluçonnais, puis Ball Trap Monluçon Quinssaines, elle a fait ses débuts dans le quartier Saint-Jean à Montluçon, puis a déménagé à Quinssaines trois ans plus tard c'est-à-dire en 1951.

    Il est rappelé que le BTMQ est une association Loi 1901, donc à but non lucratif et à caractère bénévole.

    Le BTMQ a pour vocation de promouvoir la pratique sportive du ball-trap en mettant à disposition des tireurs des infrastructures de qualité et en organisant des rencontres sportives.

    Le BTMQ est ouvert toute l’année (interruption de 3 semaines en septembre / octobre) les mercredis et samedis après-midi de 14H à 18H, également les lundis après-midi de fin avril à fin juin donc en période de concours.

    Le BTMQ est affilié à la FFBT.

    Le club dispose de 4 FU, 2 des fosses peuvent être utilisées en DTL, 2 compak sporting dont 1 en sous-bois, 2 parcours de chasse.

    Le BTMQ est le stand de ball-trap le plus important d’Auvergne.

    En sus de l’ouverture du club aux  entraînements, le BTMQ organise et reçoit régulièrement des compétitions départementales, régionales et même nationales avec le concours de la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail).

    Le BTMQ compte 95 licenciés en 2017.

    Depuis 2014 le club dispose d’un site internet : www.balltrapquinssaines.com

    Le BTMQ est dirigé par un bureau de 7 membres : le Président Jean-Luc WEBER, le secrétaire Eric BRAUD, le trésorier Jean-Marc DÉTÉ,  Christophe BLOIS, Jacques DÉTÉ, Louis MARCHAND, Michel NOGIEC, et son Président d’honneur : Jean LOBRYEAU.

     

  • Grands Fusils

    On parle de "Grands Fusils" pour désigner les Grands Tireurs.

    On pourrait en citer plusieurs de notre époque, tous nos champions par exemple, mais ce serait risqué et aventureux puisqu'on en oublierait forcément et certainement pas des moindres.

    Je viens de terminer la lecture d'un livre que je recommande à tous les chasseurs : "Espaces Sauvages" de Jim Fergus. Dans son livre Jim nous présente "... le plus grand tireur de l'histoire, probablement le plus grand tireur amateur de tous les temps..." "...Le légendaire Lord De Grey, second marquis de Ripon, aussi connu sous le nom de Lord Ripon (1867 - 1923)... Il totalisa un  tableau de 556 813 pièces !!! Bien entendu ce "Sir" participait essentiellement à des battues de gibier à plumes... Ça fait beaucoup tout de même et de nos jours où la chasse est tant décriée, il pourrait être affublé du surnom d'assassin !

    Mais Lord De Grey est une légende ! On dit de lui qu'il atteignit son quota journalier (26 faisans) en une seule minute... On dit aussi avoir compté sept oiseaux morts en l'air au dessus de lui en même temps... Et ça me rappelle quelques légendes des tireurs de foire de l'Ouest américain !

    Passons sur la légende et les tueries excessives.

    Lord De Grey a lui aussi écrit, et il a écrit des choses raisonnables et intéressantes.

    Extraits :  "... devenir un tireur de classe exige la conjugaison de deux conditions fondamentalement opposées : une tension nerveuse très élevée qui vous tient toujours en alerte, et une tête froide qui vous permet de tirer sans impétuosité ni hâte excessive. Cette conjugaison est naturellement assez rare..." "... sachez-le, le swing est un des secrets du tir des Grands Fusils..."

    Le "swing" , le mouvement : lever son fusil dans la direction du plateau, le rattraper et tirer dans le mouvement à l'instant où on dépasse le plateau. C'est d'une simplicité à mettre en oeuvre sans délai.

    Rendez-vous sur les stands du BTMQ, le "swing" en tête, tête froide, attention aiguisée, tous sens en alerte !!!

     

     

     

     

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  • On relève les manches au BTMQ

    Le Ball-trap est avant tout un sport. La pratique sportive, pour qu'elle trouve à s'épanouir dans les meilleures conditions, demande de pouvoir disposer d'infrastructures opérationnelles et performantes.

    Il est bien évident que sans les efforts des dirigeants et adhérents du club, il ne serait pas possible d'assurer une réception optimum des tireurs.

    Alors, de temps en temps il faut bien relever les manches et dépenser une généreuse énergie pour assurer l'entretien des installations du BTMQ.

    Voici donc l'illustration de ces bonnes résolutions... (cliquez sur "lire la suite")

     

    A remarquer qu'en toutes circonstances, un chef reste un chef !!!

    Lire la suite

  • La Fosse Universelle dans le détail

    Une fosse universelle comporte 5 appareils de lancement qui sont placés dans une excavation munie d’un toit fixe ou articulé. Les 5 appareils sont disposés en ligne droite sur des supports scellés, rigoureusement alignés et parfaitement de niveau, ils sont numérotés de gauche à droite, de 1 à 5. Les 5 supports sont placés de telle sorte que les 5 lanceurs étant armés avec un plateau sur le bras de lancement de chacun d’eux, on ait :

    a) une distance horizontale de 1 m minimum et de 1,25 m maximum entre les centres des 2 plateaux disposés sur les deux appareils voisins, prêts pour le lancement.

    b) une distance verticale de 0,50 m entre le centre de chaque plateau pris à la calotte supérieure et la face supérieure du plafond recouvrant la fosse, étant entendu que cette face du plafond correspond exactement au niveau du pas de tir.

    Pour effectuer les différents réglages, dix grilles officielles ont été établies.

    Les plateaux lancés doivent avoir une trajectoire par vent nul conforme aux grilles de tir officielles avec une tolérance de + ou - 5 mètres. Cette distance sera mesurée à partir de l'axe du bras de lancement des plateaux sur les cinq appareils de la fosse, quelles que soient leurs directions.

    Le contrôle de la hauteur des trajectoires s'effectue à dix mètres en avant du lanceur. La hauteur du plateau doit être de 1,50 mètre minimum et 3,50 mètres maximum, avec une tolérance de + ou - 0,50 mètre.

    Le club organisateur devra fournir le matériel pour le contrôle des trajectoires.

    Le réglage de la trajectoire de droite ou de gauche doit être établi de telle sorte que les plateaux ne puissent pas tomber à l'extérieur des limites figurées par les deux côtés d'un angle de 90° ayant pour sommet le centre de l'appareil n° 3, et dont la médiane prolongée passe par le centre du poste de tir n° 3.

    Les lanceurs n° 1 et n° 2 lanceront les plateaux de droite et les lanceurs n° 4 et n° 5 ceux de gauche, de façon à ce que les trajectoires recoupent obligatoirement la ligne médiane.

    La trajectoire du lanceur central (n° 3) ne devra pas excéder 20° à droite ou à gauche de la ligne médiane.

     

     

     

    GRILLE N° 1   GRILLE N° 6
    LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR   LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR
    1 35° à droite 1,5 m 70 m   1 35° à droite 2 m 75 m
    2 20° à droite 2 m 60 m   2 15° à droite 1,5 m 65 m
    3 10° à gauche 1,5 m 75 m   3 2,5 m 60 m
    4 30° à gauche 3 m 65 m   4 20° à gauche 3 m 65 m
    5 45° à gauche 1,5 m 60 m   5 45° à gauche 2,5 m 70 m

     

    GRILLE N° 2   GRILLE N° 7
    LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR   LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR
    1 40° à droite 2 m 65 m   1 40° à droite 2 m 70 m
    2 25° à droite 3,5 m 60 m   2 15° à droite 1,5 m 65 m
    3 5° à droite 2,5 m 70 m   3 2 m 75 m
    4 15° à gauche 1,5 m 75 m   4 20° à gauche 2,5 m 65 m
    5 35° à gauche 2 m 65 m   5 40° à gauche 2 m 70 m

     

    GRILLE N° 3   GRILLE N° 8
    LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR   LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR
    1 45° à droite 2 m 60 m   1 35° à droite 2 m 75 m
    2 25° à droite 2 m 75 m   2 15° à droite 1,5 m 65 m
    3 5° à gauche 3,5 m 60 m   3 2,5 m 60 m
    4 30° à gauche 2,5 m 65 m   4 20° à gauche 3 m 65 m
    5 45° à gauche 1,5 m 70 m   5 45° à gauche 2,5 m 70 m

     

    GRILLE N° 4   GRILLE N° 9
    LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR   LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR
    1 40° à droite 2 m 70 m   1 40° à droite 2,5 m 60 m
    2 15° à droite 3,5 m 60 m   2 25° à droite 2 m 70 m
    3 5° à gauche 1,5 m 70 m   3 1,5 m 70 m
    4 30° à gauche 3 m 75 m   4 15° à gauche 3,5 m 65 m
    5 35° à gauche 2,5 m 65 m   5 35° à gauche 3 m 75 m

     

    GRILLE N° 5   GRILLE N° 10
    LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR   LANCEUR ANGLE

    HAUTEUR

    à 10 mètres

    LONGUEUR
    1 45° à droite 2,5 m 65 m   1 35° à droite 2 m 65 m
    2 30° à droite 3 m 60 m   2 25° à droite 2 m 75 m
    3 5° à droite 2 m 75 m   3 10° à doite 3 m 60 m
    4 30° à gauche 3,5 m 70 m   4 30° à gauche 2,5 m 70 m
    5 40° à gauche 2 m 65 m   5 45° à gauche 2,5 m 60 m

     

  • Un peu de technique "une arme bien équilibrée"...

     

     

    L’équilibre d'un fusil :

     

    equilibre

    On entend souvent les tireurs parler de l’équilibre du fusil. Mais cet équilibre, c’est quoi ? Une sensation, une donnée mesurable ? Il semble que l’équilibre est un argument qui permet de juger la performance d’un fusil ?

    Comment juger de l’équilibre d’un fusil ? D’ailleurs, qu’est-ce que c’est ?

    Un fusil qui monte vite, mais pas trop ? Rien qu’en disant cela, on se rend compte que l’équilibre ne correspond pas au même besoin selon que vous êtes tireur de fosse, chasseur, tireur de skeet. De plus les fusils superposés sont souvent plus lourds à lever que les juxtaposés. Sont-ils pour autant mal équilibrés ?

    D’abord, comment mesurer l’équilibre d’une arme montée : c’est assez simple. Fabriquez un système qui peut par exemple être équipé d'une ficelle en boucle sur laquelle on pourra faire glisser le fusil jusqu'à trouver le point d'équilibre. Vous pouvez aussi faire comme sur la photo ci-dessus, mais attention à ne pas  faire tomber le fusil. Les canons n’aiment pas les coups. Vous pouvez poser la planche sur une surface lisse mais amortissante pour éviter ce problème.

    Cette photo montre d’ailleurs un fusil bien équilibré. L’idéal est que ce point corresponde au pivot d’ouverture du fusil. Au bout de la bascule.

    Mais il y a des variantes. Un fusil de fosse, avec ses longs canons, aura plus de poids sur l’avant. Un fusil pour chasser au bois, avec vraiment un tir réflexe, demandera plus de poids sur l’arrière.

    Le bon équilibre varie donc en fonction de l’utilisation du fusil.

    Un autre paramètre important est la répartition du poids entre les deux mains. Quand vous épaulez correctement, c’est la main avant qui travaille le plus. La main arrière guide juste la crosse à la joue. Plus le poids d’équilibre est situé à l’extrémité de la bascule, plus vous sentez que vous épaulez facilement, avec un fusil plus léger.

    Ce n’est pas une question de poids, mais de répartition du poids. Un DT 11 de 3.8kg monte particulièrement bien, malgré son poids.

    Comment faire varier cet équilibre ? Il existe plusieurs pistes : rajouter une plaque de plomb à la crosse est un moyen connu. On peut demander à son armurier d’affiner une crosse pour enlever du poids de l’arrière. Fixer un petit contrepoids aimanté sous le canon est également possible. Vous pouvez aussi demander à votre armurier de modifier la bande du fusil pour la réduire et l’alléger. Tout dépend si vous voulez alléger/alourdir l’avant/l’arrière. En fosse, mieux vaut être un peu plus lourd à l’avant. En parcours, mieux vaut pourvoir faire gicler.

    contrepoids f3

    Par exemple, le Blaser F3 offre vraiment un panel intéressant de réglages de contrepoids en tout genre, comme on le voit sur cette photo. Une arme vraiment « customizable » (que l'on peut adapter à l'usager, personnaliser) !

    Faites le test au stand avec les autres tireurs. Comparez les équilibres des fusils. On est parfois surpris par ce test, et on peut facilement modifier ce point par soi-même.

     

  • 1996

    20 ans déjà ou presque...

    Souvenez-vous, en janvier 1996 le Président Mittérand quittait ce monde, et puis d'autres grands noms allaient lui emboîter le pas... Hervé bazin et Margueritte Duras qui tournaient leur dernière page, Mireille qui jouait sa dernière note...

    En 1996 Bjarne Riis était le premier danois à remporter le tour de France, Claudie André-Deshais était la première française à voyager dans l'Espace ; en 1996 Jacques Chirac annonçait l'abandon du service militaire obligatoire...

    En 1996 le championnat de France de fosse universelle avait lieu à Lazenay dans le Cher !

    Plusieurs tireurs du Ball-Trap Club de Montluçon y participaient...

    Sylvain Lourdin réalisait 185 / 200 (12e) ; Joël Baillard et Christophe Carton 180 / 200 ; Gérard Gressani 175 / 200 ; Bernard Cote 173 / 200 ; Antonio Casillas 166 / 200 ; Steeve Baillard 169 / 200 ; Alain Picot 162 / 200 ; Michel Montagne 158 / 200 ; Jean-Pierre Magnard 157 / 200 ; Christophe Riols 155 / 200 ; Jean-Pierre Felletin 149 / 200 ; Yannick Chartron 153 / 200.

    Au classement par équipe (C. Carton, B. Cote, S. Lourdin) le club de Montluçon se plaçait en 10ème position sur 41 clubs participant. Un classement plus qu'honorable !

    Déjà en 1996 le ball-trap de Montluçon était actif et compétitif.

    20 ans plus tard : 2016 promet une nouvelle aventure !

  • Des résultats en veux-tu en voilà !!!

    La saison de tir 2015 se termine avec l'été. On pourrait faire une comparaison hasardeuse entre les records de chaleur et les excellents résultats internationaux. Hasardeux mais époustouflant et ce n'est pas peu dire. Aucun  champion n'a réussi à faire le "plein" mais on n'en est pas loin du tout... Jugez plutôt :

    Dans la discipline de fosse universelle, le championnat d'Europe avait lieu à Ychoux dans les Landes françaises : Giri Gach réalisait 196/200, suivi de près par Alessandro Camisotti à 195 (+25) et Fabien Couvidat 195 (+23) ; le championnat du Monde se déroulait à Grenade en Espagne et Mario Fuentes Lopez réalisait 198/200 (+ 25), Alberto Fernandez-Munoz également 198 (+24) et Jack Wilkison 198 aussi (+23) ! Ça nous laisse... admiratifs.

     

    Dans la discipline de Compak Sporting, le championnat d'Europe se déroulait à Foligno en Italie centrale : Ayaal Makarov réalisait 199/200, Andras Szerdahelyi 198 (+24) et Bastien Havart 198 (+22) ; le championnat du Monde avait lieu en Estonie et voyait George Digweed triompher avec 199/200, suivi de Christophe Auvret à 198 (25 + 3) et de Andras Szerdahelyi à 198 (25+2) ! Ça nous laisse coi !

     

    Enfin dans la discipline de Parcours de Chasse, le championnat d'Europe se déroulait en Hongrie, Andras Szerdahelyi réalisait 194/200, suivi de George Digweed à 193 (+23) et de Christophe Auvret à 193 (+19 +4) ; le championnat du Monde avait lieu aux Etats Unis et George Digweed triomphait avec 190/200, suivi de Damien Birgan à 189 (+22) et de Mickal Spada à 189 (+18). Et ça nous laisse pantois !

     

    Voilà, c'était juste pour informer le monde du ball-trap de la situation de notre sport au niveau international. La "barre" est placée très très haut, n'est-ce pas ?

    En fait pour être le champion incontestable il suffit de faire... le "plein"!!!

     

  • Fin juillet 2015

    Le temps passe, c'est la rangaine incontournable.

    Il fait très, très chaud cette année, mais aussi forcément très beau... on ne va pas s'en plaindre, le beau temps se prête à l'exercice du ball-trap.

    Nous sommes à la veille du championnat de France FU qui a lieu à Poussan dans l'Hérault, une belle installation à ce qu'il paraît. Trois tireurs de chez nous vont y participer, ils doivent commencer à stresser, mais quel bonheur de pouvoir concourir dans une compétition de cette importance ! On leur souhaite de passer du bon temps, surtout, et en particulier pour nos deux jeunes qui vont y glaner l'un des plus beaux moments de leur vie, à n'en pas douter.

    Les compétitions départementales et régionales sont terminées. Elles se sont déroulées avec plus ou moins de succès pour les tireurs du BTMQ qui ont été nombreux à y participer, c'est important. Laurent a réalisé une belle performance aux "Ligues DTL" à Créchy : une réussite qui restera dans les annales du BTMQ et qui ajoute un champion à son histoire.

    L'été se terminera sur une belle "réunion de famille", comme d'habitude, en souhaitant que nombreux seront ceux qui pourront y participer. L'amitié est le sentiment important qui rapproche et réunit les adhérents d'une association, restons-y fidèles ; notre avenir en dépend.

    L'entraînement continue à Quinssaines, encore et toujours, parce que rien n'est acquis d'avance ; la pratique du ball-trap en est le témoin évident. Il faut s'entraîner pour être compétitif ; il faut s'entraîner avec le soucis constant de toujours vouloir et devoir mieux faire. Au vu des résultats des compétitions il est aisé de constater que le moindre "faux pas" restreint irrémédiablement les chances de victoire. Il faut donc améliorer ses scores, mais aussi tenter de parfaire la constance de ses performances. C'est à ce prix qu'on peut envisager de faire briller les couleurs de notre BTMQ. Certains tireurs s'y emploient et s'ils ont l'intelligence de persévérer dans ce sens, on les verra et les reverra sur la haute marche des podiums.

  • Compétition

    La compétition se termine. Je suis le premier sur ma planche et il me reste un plateau à tirer.

    J'ai mal commencé, raté quatre plateaux sur les six ou sept premiers...

    je me suis repris de rage, en nage, révolté contre mon comportement de "je-m'en-foutiste", contre mon propre cerveau qui refusait de se synchroniser avec mon propre corps, mes propres gestes, contre ces réactions gauches, empruntées, lentes et rétives de mes épaules, mes bras, mes mains...

    J'ai réussi à dominer toutes ces entraves, j'ai cassé tout ce qui a suivi ma prime déroute et il me reste un plateau à tirer.

    Tout va très vite, emporté par le mouvement de la "planche" en action. Je ne réfléchis pas plus, je suis en position, je commande...

    Je ne réfléchis pas plus parce que je sais que si ma conscience s'en mêle en me suggérant quel plateau va surgir, en m'avertissant des bruits alentour, en réveillant la légère gêne occasionnée par telle ou telle petite douleur, n'importe quelle distraction anodine, je sais que je laisserai partir la cible sans pouvoir maîtriser mon tir ! Je n'y songe pas, je n'ai pas à y songer.

    J'ai commandé, mon fusil s'est levé prestement dans le mouvement du plateau qui file à droite, presque rasant... je lache le premier coup et l'argile éclate, le fusil suit naturellement un de ces éclats qui s'éparpille à son tour sous l'impact du deuxième coup.

    Je recule d'un pas pour laisser place au concurrent suivant. Je croise le regard de l'arbitre qui me fait signe de me calmer. Je lui réponds instantanément par un sourire en coin pour le rassurer : je suis calme, serein... je me décontracte peu à peu, j'étais en transe, plus vraiment moi-même, peut-être ? Les autres tireurs achèvent l'épreuve.

    Une interrogation traverse mon esprit, une de ces interrogations qui remettent tout en question... qui suis-je réellement ? Suis-je celui qui se pose tant de questions, qui analyse, réfléchit, devine, corrige, fait pour le mieux, et se risque même à conseiller, à expliquer... Ou bien suis-je cet autre qui se sublime dans un état second, qui tire instinctivement... et qui casse les plateaux sans devoir chercher à savoir pourquoi ?

    Gérard tire le dernier plateau... un montant pas trop difficile, mais cette trajectoire ascendante est surprenante... il arrête son fusil à deux reprises tel un débutant, lui le vieux briscard... raté ! Il grogne de terribles insanités à écorcher les oreilles d'un honnête homme ! Je le regarde et lui sourit, je ne peux m'empêcher de lui tapoter l'épaule et de lui dire ironiquement "Allez, Gé, ce n'est pas bien grave..."

     

  • Le ball-trap version 2015, c'est parti !

    2015 commence à peine et les fusils sont de sortie, les tireurs s'en donnent à coeur joie, si l'on peut dire !

    Allez, faisons un petit tour de France des compétitions organisées en février / mars... Les 28 février et premier mars à Valence (Drôme), ce sont 224 tireurs qui s'affrontent dans un "100 plateaux FU", 5 d'entre eux réalisent 96/100 : Pascal Froment, Philippe Alfonso, Julien Mignot, Damien Ichard (junior), et Eric Martel. Le 9 mars c'est à Chalon Sur Saône (Saône et Loire) que se retrouvent 92 tireurs pour un "100 plateaux FO", et c'est Miguel Afonso qui triomphe avec 96/100, suivi de Baptiste Cossi et Steve Perrin à 94/100. Le 11 mars on retourne dans la Drôme, à Buis Les Baronnies pour un "100 plateaux FU" qui réunit 77 tireurs : Sébastien Bassal réalise 96/100, de même que Philippe Alfonso, suivis de près par Alain Meyson à 95/100. Le 15 mars le club de Desnes-Relans (Jura) organise un "125 plateaux FO", et c'est 78 tireurs qui se retrouvent pour en découdre : Julien Mignot réalise 117/125, Thierry Bon, Hervé Boivin et Miguel Afonso le talonnent à 115/125. Le 15 mars également, 66 tireurs participent à un "100 plateaux FU" à Aunis (Deux Sèvres) qui voit triompher le champion de France "FU" 2014 Fabien Couvidat avec 95/100, suivi de Jean Fort et Eric Pouvreau à 92/100.

    Ce ne sont que quelques résultats de quelques concours, mais quels résultats !!!

    Le ball-trap est un sport, un vrai sport, où s'affrontent des champions, de véritables champions !

  • Un message plein de sincérité

    Remerciements à l'attention de Jean-Luc Weber et Patrick Gomichon.

     

    "Voilà près de trois ans que vous m'avez accueilli au sein de votre club pour pratiquer ma passion.

    Grâce aux entraînements, aux conseils et à la transmission de votre savoir faire, je suis très heureux d'avoir obtenu d'assez bons résultats pour la saison 2014.

    Plus particulièrement lorsque j'ai obtenu le titre de champion de France 2014 FSGT à Crépy, et la place de quatrième ex aequo au championnat de France FFBT à Lazenay. "Pat" s'est inscrit à cette compétition uniquement pour m'accompagner et surtout me coacher. Sans son appui pendant ces quatre jours, je ne serais pas arrivé à un tel résultat qui m'a permis de prendre confiance.

    D'ailleurs, je remercie également tous les tireurs du club qui m'ont encouragé pendant cette épreuve et certains ont même fait le déplacement.

    Un grand merci à "Pat" qui n'hésite pas à prendre de son temps pour encadrer mon entraînement au tir tous les mercredis, et pour participer à mon perfectionnement.

    Je remercie le Président Jean-Luc et sa femme Marie-Claude pour leur dévouement et leur gentillesse envers moi.

    Le club ne compte pas ses efforts pour encourager les jeunes qui veulent pratiquer ce sport.

    Au club l'esprit d'équipe est toujours présent, la bonne entente toujours au rendez-vous.

    Un grand merci aux membres du bureau, aux tireurs, et VIVE LE BTMQ !

    Antonin Blois, le 15/01/2015

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  • Le ball-trap est un sport passionnant...

    2014 se termine, c'est imminent à l'heure où j'écris ce texte, nous sommes le 29 décembre, les journées sont courtes, sombres, froides... voilà, c'est la fin de l'année, et c'est l'hiver ! Mais ce serait mal connaître les tireurs de ball-trap, et les sportifs en général, que de les supposer céder à la mélancolie, à la tristesse, au désespoir.

    Le sport est là pour égayer la vie, la rendre moins terne, moins décevante, moins contraignante, moins monotone. Le sport, ce n'est pas la lutte pour survivre, ni la guerre pour conquérir, ni même le combat pour imposer des idées. Le sport est une échappatoire aux soucis, aux tracasseries,  à tout ce qui met des entraves à la sérénité de l'être. Le sport est généreux, il est porteur de bien-être, de santé, d'épanouissement ; il va même jusqu'à procurer quelques instants de bonheur ; oui du bonheur tout bonnement, simplement.

    Le ball-trap est un sport, et il n'échappe pas à la règle : on peut s'y épanouir, se passionner, et puis partager, rencontrer, s'initier, se divertir, échapper au quotidien, découvrir une nouvelle voie porteuse de promesses, d'espoir même, de reconnaissance aussi...

    Tout ça est bien sérieux, grave, mais j'avais envie de l'écrire, un soir d'hiver, de silence, de solitude peut-être aussi... un soir où je ne peux m'empêcher de penser déjà au printemps, à la lumière, à la nouvelle année qui se profile, à la nouvelle saison de ball-trap qui va débuter sans tarder.

    Nous savons bien, tous, que le monde idéal est du domaine de l'utopie, que 2015 ne sera pas toujours rose, c'est évident et incontournable, mais nous connaissons le chemin pour nous extirper des mauvais pas, pour éviter tant que faire se pourra les impedimenta du quotidien (toutes ces embûches qui voudraient nous empêcher d'avancer),  et nous nous retrouverons sur les pas de tir du BTMQ, d'Auvergne et d'ailleurs si le coeur nous en dit ! Et nous partagerons un peu de ce bonheur qui, comme chacun le sait, n'est pas le bout du chemin, mais le chemin lui-même c'est à dire ces moments privilégiés où la seule chose au monde qui comptera alors, sera de casser (de pulvériser) le plateau qui surgira dans l'instant à portée de fusil, à portée d'adresse et de spontanéité.

  • Mon vieux copain...

    Le complément indispensable du tireur, c'est bien sûr, son fusil !

    Voici une vidéo qui a le mérite de montrer des "oeuvres d'art" en la matière :

    cliquer sur le lien suivant : "les plus beaux fusils".

     

    Chacun aura son opinion sur le classement des meilleurs fusils de trap, encore faut-il être un fin connaisseur et grand amateur d'armes de tir pour pouvoir émettre un jugement pertinent.

     

    Au fond, malgré tout, et très sincèrement, je suis persuadé que le meilleur fusil, pour moi, c'est le mien. Je veux dire celui avec lequel je tire régulièrement. Comment en serait-il autrement ? Toute cette complicité emmagasinée à force de pratique ne peut se traduire que par une indéfectible parité entre lui et moi, ça confine à l'amitié tout ça. J'en ai l'intime conviction, mon fusil fait partie du cercle très limité de mes meilleurs amis, et il est en bonne place, c'est mon vieux copain...

  • Les visiteurs du BTMQ

    Des tireurs d'autres clubs, d'autres régions, viennent participer aux entraînements sur les stands du Ball Trap Montluçon Quinssaines.

    Certains sont des habitués qui nous rendent visite plus ou moins régulièrement, auvergnats, creusois, berrichons. Ce sont nos voisins et nous les accueillons toujours avec cordialité. Leur présence est même stimulante dans le sens où les tireurs, même s'ils sont cordiaux et amicaux, sont des compétiteurs et donc des concurrents...

    Et puis de temps en temps nos visiteurs viennent de plus loin, à l'occasion d'un déplacement pour des raisons familiales ou professionnelles par exemple. Aujourd'hui c'est Didier Desse du club Saint-Hubert de Blagnac (31) qui nous a fait l'honneur de tester nos fosses universelles, et il nous a gratifié d'un 25 et d'un 23 ! Jean Bodeau le creusois s'est aussi distingué par un 23 magistral !! Les tireurs du BTMQ n'ont pas démérité non plus, qu'on se rassure...

    Voilà, le mauvais temps arrive, doucement cette année, mais les passionnés sont là ! Et si quelques-uns se montrent un peu moins adroits, ils n'en promettent pas moins qu'ils seront prêts au bon moment, pour les compétitions de 2015 : rendez-vous est pris pour le printemps.

  • Résumé de l'Histoire du ball-trap

    Un sage a dit que : "Celui qui ignore son histoire est un étranger dans son propre pays".

    Alors, si on se racontait un peu de l'Histoire de notre sport préféré ?

    Le ball-trap est né en Angleterre au début du dix-neuvième siècle. Nous allons y revenir ; mais définissons d'abord le ball-trap. Eh bien, le ball-trap consiste à tirer sur des plateaux d'argile ou des cibles mouvantes, à l'aide d'armes de chasse à canon lisse. Le plateau d'argile classique doit avoir une dimension de 110 millimètres de diamètre et son poids ne doit pas excéder 110 grammes. Il existe neuf disciplines de ball-trap, toutes différentes. Trois d'entre elles sont gérées par la Fédération Française de Tir (FFT) et les six autres par la Fédération Française de Ball-Trap (FFBT). Les trois disciplines gérées par la FFT sont des disciplines olympiques, les six autres ne le sont pas. La FFT a été fondée en 1925 par le comte Justinien Clary. C'est le 15 juillet 1985 qu'a eu lieu la création (dissidente) de la FFBT.

    Revenons donc en Angleterre, en 1812. Dans la banlieue de Londres, nait le premier club de tir aux pigeons ; il est baptisé : "Old Hats Tavern", les vieux chapeaux servaient de boîtes pour lancer les pigeons. Peu de temps après on remplacera les chapeaux par de véritables boîtes, le principe reste le même, on place des pigeons dans les boîtes et on tire sur une ficelle pour les libérer. De là on peut comprendre que le départ de l'oiseau était commandé par le mot "Pull" qui signifie tirer (sur la cordelette reliée à la boîte pour l'ouvrir et libérer l'oiseau) et non tirer le pigeon avec le fusil, qui se serait traduit par "shoot" ; c'était une parenthèse.

    Le temps passe, on évolue, et certains pensent à remplacer les oiseaux vivants par des cibles inertes, si l'on peut dire. Vers 1850 se développent des rencontres de chasseurs qui mesurent leur adresse en tirant sur des boulles de verre lancées à la main. En 1877, un américain, Adam Bogardus, invente la première catapulte, pour lancer les fameuses boulles de verre lors de spectacles de tir d'adresse. Les spectacles de la sorte, les plus connus à l'époque, furent sans conteste ceux de William Frédérick Cody dit Buffalo Bill ! C'était une autre parenthèse.

    Les écoles de tir, à Londres, affinent les règles de ce qui devient un sport qu'on baptise désormais : "Sporting". Et le premier championnat d'Open Sporting se tient à Londres en 1927.

    En France, on n'est pas en reste, et c'est justement en cette année 1927 qu'un inventeur génial met au point le premier lanceur à main de plateaux d'argile, le "Hand Trap". Notre inventeur génial n'est autre qu'Emile Laporte et son invention fera très rapidement le tour du monde !

    Voilà ! Depuis ces périodes épiques, on a évolué encore et encore, on a perfectionné, inventé aussi, et on en est à se retrouver sur nos stands dès qu'on en a le loisir, pour rivaliser d'adresse, pour tenter de nous surpasser, pour gagner ! Les méthodes ont changé, certes, mais l'esprit reste le même : le sport avant tout !

  • Qualités pour être un bon tireur ?

    Être un bon tireur...

    Quand j'étais gamin j'étais le meilleur tireur, au lance-pierre, de mon village ! Je me souviens aussi de la première fois où je me suis servi d'un fusil... j'ai tué une grive, puis une autre... on a dit que j'avais un bon coup de fusil !!! Mon premier ball-trap, de campagne... j'ai dû gagner une petite coupe (15 plateaux, les chasseurs du coin pour concurrents), je la brandissais aux regards curieux de ceux que je croisais. Plus tard, bien plus tard, je suis arrivé dans un club de ball-trap. Sans exagérer, je crois pouvoir dire que j'ai découvert un autre monde ! D'accord, la formule est peut-être osée, mais... mais le ball-trap est un sport avant tout, un sport à part entière, et dans mon club on tire dans les conditions de la Compétition, c'est à dire qu'à ma première planche j'ai affronté la dure réalité qui m'a illico remis à ma place de novice, de débutant.

    Dernièrement un journaliste nous a lancé, tout de go, la question : "Quelle est la qualité première pour être un bon tireur de ball-trap ?" Nous étions trois à lui répondre. Du tac au tac Jean-Luc a répondu : "Le calme", Michel a répondu : "La sérénité" et moi d'ajouter : "La concentration". Nous nous sommes spontanément regardés, interrogateurs, en fait nous disions un peu la même chose. Le calme : c'est vrai que si on arrive énervé sur le pas de tir, on risque de vite perdre tous ses moyens ; la sérénité : c'est vrai que le bien-être permet d'aborder la compétition dans les meilleures conditions ; la concentration : elle est utile et nécessaire à la réussite. Je résumerais en précisant : la maîtrise de soi qui implique le calme, la sérénité et la concentration. Être maître de soi éviterait de partir trop vite sur le ou les plateaux redoutés, de lever les yeux pour mieux voir la cible en oubliant lamentablement de faire suivre le mouvement à son fusil, de penser et repenser au plateau raté pour telle ou telle raison, de relâcher son attention au moindre bruit extérieur, de laisser divaguer son esprit jusqu'à ne plus être au pas de tir...

    Eh oui, pour être un bon tireur de ball-trap, il faut être calme, serein, concentré, maître de soi !

  • L'automne arrive...

    L'automne arrive, c'est le temps des châtaignes, des noix et des noisettes, les feuilles qui tombent, la fraîcheur des matins, et puis la chasse, bien entendu. Tous les pratiquants de ball-trap ne sont pas des chasseurs, loin s'en faut, mais nombreux sont tout de même ceux qui s'impatientent de bientôt pouvoir traquer le gibier par monts et par vaux. Les conversations s'animent, on parle de prolifération du "gros", de raréfaction du "petit", on parle des chiens, tout le monde a son histoire à raconter... Des groupes se forment, par affinité. Deux palombes passent au dessus des fosses, je les contemple : c'est beau un oiseau qui vole !

    La saison de tir 2014 a été bien remplie. Il suffit de parcourir les pages de notre site pour s'en faire une idée. Et les promesses de 2015 s'ajoutent à notre passion, on a presque hâte d'y être, malgré notre âge parfois avancé, qui voudrait qu'on freine des deux pieds pour ralentir la course infernale du temps qui passe. Incorrigibles, ces tireurs qui ne pensent qu'à enfiler le gilet, à rejoindre le pas de tir, à casser du plateau...

    La sagesse, comme en toute chose, va bien devoir l'emporter, puisqu'il va bien falloir passer le fameux automne, et l'hiver... on ne restera pas inactifs. On s'entrainera c'est évident... Ne pas dormir sur ses lauriers : se maintenir en pleine forme, et puis savoir analyser ses erreurs de parcours et tenter de les corriger. Ce n'est pas une mince affaire !!! Il y aura forcément quelques travaux d'entretien ou de modernisation à engager au club, on retroussera les manches... Et le temps passera, et 2015 se profilera... Le BTMQ et ses tireurs sont prêts à affronter les défis de l'avenir !

  • Championnat du monde de fosse universelle 2014

    Le championnat du monde de fosse universelle a eu lieu les 23 et 24 août à Lonato en Italie.

    Les champions sont italiens ! Muoio et Cristoni prennent les deux premières places avec le score sans appel de 195/200.

    Deux français ne sont pas loin : Michel Alves et Fabien Couvidat (champion de France), 4ème avec 193/200 tous les deux.

    Plusieurs auvergnats ont participé à cette épreuve. En parcourant les résultats on trouve bien vite Elodie Laronze, notre championne, à la très belle place (quoiqu'on en dise) de 4ème chez les Dames avec le très honorable score de 178/200 qui la place (125ème) dans le premier quart des meilleurs tireurs de fosse universelle du monde toutes catégories confondues. Très belle prestation d'autant que les trois concurrentes qui la précèdent sont à portée de plateau... L'italienne Pintor est à 184, l'espagnole Majuelo à 180 et l'italienne Revello à 179... BRAVO Elodie !

    Et puis je vois Christian Guittier à 175/200, Bernard Blondeau à 171, Rosil Pereira à 170, Hyacinthe Martin à 164 et Gilbert Saine à 146... Un grand bravo à tous et rendez-vous pour les championnats auvergnats de 2015 !

  • Pratiquer le ball-trap, qu'est-ce que ça signifie ?

    Pratiquer le ball-trap est un engagement personnel dans l'accomplissement d'un sport. Ça signifie donc plusieurs dispositions. D'abord, parlons de sport c'est à dire du respect de règles particulières prédéfinies, c'est une évidence ; dans ce contexte sportif on peut imaginer un aspect formation, un aspect progression, et on en arrive naturellement à la compétition, au désir de gagner, d'être parmi les meilleurs sinon le meilleur... C'est le sport ! Certains fâcheux y verront de l'agressivité et de l'individualisme... personnellement cette émulation me ramène cinquante ans en arrière, je suis comme un gamin qui rêve de gagner, qui donne le meilleur de lui-même et qui est heureux de participer. Au ball-trap comme dans tous les sports, j'ai l'impression d'appartenir à une grande famille et, je l'avoue naïvement, humblement, ça me fait aimer la vie.

    Le ball-trap se pratique avec des armes, c'est du sérieux : pas question de transgresser les règles de sécurité, on ne joue pas, on est réfléchi, appliqué, respectueux, ce sont des valeurs, ni plus ni moins, des valeurs sociales que l'on se doit de donner en exemple, sur le stand de tir mais aussi dans tous les actes de la vie. Savoir se servir d'une arme, savoir la maîtriser, comprendre son usage et la connaître, bien cerner sa dangerosité, c'est un gage aux multiples facettes, un gage de compétence, de sûreté de soi, d'intelligence, de connaissance et de discernement.

    L'engagement personnel dans le ball-trap se traduit par une volonté d'assumer au mieux l'aspect sportif dont on vient de parler, mais de façon plus pragmatique c'est aussi s'engager dans un investissement financier qui n'est pas négligeable. Eh oui ! il faut investir dans quelques équipements plus ou moins coûteux, il faut le savoir... Un bon fusil (forcément), un gilet (indispensable), une protection auditive (casque insonorisant en général), des munitions... et bien sûr sa licence et sa carte de club... il y aura les déplacements, les engagements aux différents concours et compétitions... "On n'a rien sans rien" ! ce sera ma conclusion...

balltrapquinssaines